C'est l'annonce que ses fans attendaient depuis des semaines. Jeudi 8 octobre 2026, Maeva Ghennam a annoncé sur Instagram la naissance de son premier enfant, un petit garçon prénommé Milyan. « Bienvenue dans notre vie, notre fils, notre Milyan », a écrit la star de la téléréalité.
Mais derrière la joie, elle a aussi raconté un accouchement difficile : une césarienne en urgence, puis trois jours de séparation pendant lesquels son bébé est resté en néonatologie. Un parcours que vivent chaque année de nombreuses mamans. Voici ce qu'il faut savoir.
Maeva Ghennam maman : ce qu'elle a raconté de son accouchement
Révélée par Les Marseillais, Maeva Ghennam avait annoncé sa grossesse fin avril 2026 avec ces mots : « Un petit cœur grandit en moi ». La naissance était attendue pour l'automne, et ses abonnés guettaient la nouvelle depuis le début du mois d'octobre.
Dans sa publication du 8 octobre, relayée par Public et Voici, la jeune maman décrit un accouchement plus compliqué que prévu. Elle explique avoir dû subir une césarienne en urgence, puis avoir été séparée de son fils, hospitalisé trois jours en néonatologie avant que la famille puisse enfin être réunie. Elle rassure ses abonnés : Milyan va bien. Elle a également partagé des images de son séjour à la maternité, entre ballons bleus, perfusions et émotion.
Son témoignage a touché de nombreuses mères, qui se sont reconnues dans ce mélange de bonheur et d'angoisse. Car une naissance qui ne se passe pas comme on l'avait imaginé laisse souvent des traces, même quand tout finit bien.

Césarienne en urgence : pourquoi et comment ça se passe
En France, environ une naissance sur cinq a lieu par césarienne, selon l'Enquête nationale périnatale de 2021. Une partie est programmée à l'avance, pour un bébé en siège ou un placenta mal placé par exemple. Les autres sont décidées pendant le travail, ou juste avant, parce que la santé de la mère ou du bébé l'exige.
Les raisons les plus fréquentes d'une césarienne en urgence :
- Des anomalies du rythme cardiaque du bébé repérées au monitoring, qui font craindre une souffrance fœtale. Voir notre article sur le monitoring du rythme cardiaque du fœtus.
- Un travail qui n'avance plus : le col ne se dilate plus ou le bébé ne descend pas malgré les contractions.
- Une complication maternelle : saignement important, décollement du placenta, pré-éclampsie sévère.
- Un problème lié au cordon, comme une procidence (le cordon passe devant le bébé).
Dans les maternités françaises, l'équipe utilise souvent un code couleur pour fixer le délai : en « code rouge », la situation est vitale et le bébé doit naître en quelques minutes. Si une péridurale est déjà en place, elle est renforcée et la maman reste éveillée. En cas d'extrême urgence, une anesthésie générale peut être nécessaire : la maman ne vit alors pas la naissance, et le co-parent ne peut généralement pas entrer au bloc. Pour bien comprendre les différences, lisez césarienne et accouchement par voie basse : les différences.
Bébé en néonatologie : pourquoi il peut être séparé de sa maman
Après une naissance difficile, le nouveau-né peut avoir besoin d'une surveillance rapprochée. Il est alors transféré dans un service de néonatologie, parfois pour quelques heures, parfois pour plusieurs jours. Les raisons sont variées :
- Des difficultés à respirer : elles sont plus fréquentes après une césarienne, car le bébé n'a pas bénéficié de la compression du passage par les voies naturelles, qui aide à évacuer le liquide des poumons.
- Une suspicion d'infection, qui nécessite des examens et parfois des antibiotiques.
- Une glycémie trop basse, une jaunisse importante ou une difficulté à garder sa température.
- Une naissance prématurée ou un petit poids. Plus de détails dans bébé en incubateur à la naissance : ce que cela signifie.
Pour la maman, cette séparation est souvent la partie la plus dure, d'autant qu'après une césarienne elle ne peut pas toujours se lever tout de suite pour rejoindre son bébé.
Rester proche de son bébé hospitalisé : les bons réflexes
Même séparée de votre nouveau-né, vous pouvez tisser le lien dès les premières heures :
- Demandez des nouvelles et une photo dès que possible. Le co-parent peut aller voir le bébé et faire le lien en attendant que vous puissiez vous lever.
- Allez le voir dès que l'équipe le permet, en fauteuil si besoin. Dans la plupart des services, les parents peuvent être présents jour et nuit.
- Pratiquez le peau à peau dès que son état le permet : il apaise le bébé, stabilise sa température et favorise l'allaitement. Voir les bienfaits du contact peau à peau.
- Si vous souhaitez allaiter, tirez votre lait rapidement : le colostrum des premiers jours est précieux et peut lui être donné même s'il est en couveuse. Les sages-femmes vous montreront comment faire, et nos conseils pour savoir quand utiliser le tire-lait vous aideront.
- Participez aux soins : change, bain, biberon ou tétée. Ces gestes vous font prendre votre place de parent malgré l'environnement médical.
Se remettre d'une césarienne en urgence, dans son corps et dans sa tête
Une césarienne reste une opération chirurgicale. Le lever se fait en général dans les heures qui suivent, et le séjour à la maternité dure souvent quelques jours de plus qu'après un accouchement par voie basse. Il faut ensuite plusieurs semaines pour récupérer : éviter de porter des charges lourdes (à part bébé), surveiller la cicatrice, se reposer autant que possible. Notre guide de récupération après une césarienne, pas à pas détaille chaque étape.
Le choc émotionnel compte tout autant. Beaucoup de mamans ressentent de la tristesse, de la culpabilité ou le sentiment d'avoir « raté » leur accouchement. Ces émotions sont fréquentes et légitimes. Quelques pistes :
- Demandez à reparler de l'accouchement avec la sage-femme ou l'obstétricien qui vous a suivie, pour comprendre ce qui s'est passé et pourquoi.
- Profitez de l'entretien postnatal précoce, obligatoire depuis 2022 entre la 4e et la 8e semaine après la naissance : c'est le bon moment pour parler de votre vécu.
- Surveillez votre moral : le baby blues des premiers jours est passager, mais une tristesse qui dure plus de deux semaines, des cauchemars ou des flashs de l'accouchement doivent amener à consulter.
Vos questions fréquentes sur la césarienne en urgence et la néonatologie
1. Une césarienne en urgence est-elle dangereuse pour le bébé ?
Elle est justement décidée pour protéger le bébé ou la maman lorsqu'un accouchement par voie basse devient risqué. Le bébé peut avoir besoin d'une surveillance après la naissance, mais la grande majorité des enfants nés ainsi vont très bien.
2. Pourrai-je accoucher par voie basse la prochaine fois ?
Souvent oui. Tout dépend de la raison de la première césarienne et du type de cicatrice. Lisez l'accouchement par voie basse après une césarienne et parlez-en avec votre gynécologue.
3. Peut-on allaiter si bébé est en néonatologie ?
Oui. Vous pouvez tirer votre lait pour qu'il lui soit donné, puis mettre votre bébé au sein dès que son état le permet. Les équipes de néonatologie accompagnent l'allaitement.
4. Combien de temps dure un séjour en néonatologie ?
De quelques heures à plusieurs semaines, selon la raison. Pour une surveillance après une naissance difficile, comme dans le cas de Maeva Ghennam, il s'agit souvent de quelques jours.
5. Est-ce normal de ne pas ressentir tout de suite de l'amour pour son bébé après une telle séparation ?
Oui, et c'est plus fréquent qu'on ne le dit. Le lien se construit dans le temps, au fil des soins et du contact. Si ce sentiment persiste ou vous inquiète, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.
Conclusion
En partageant son accouchement sans filtre, Maeva Ghennam met en lumière une réalité que vivent de nombreuses mamans : une césarienne décidée dans l'urgence, puis l'attente angoissante d'un bébé surveillé en néonatologie. Si cela vous arrive, sachez que l'équipe est là pour vous aider à rester proche de votre enfant, et que vos émotions méritent d'être entendues. Toutes nos félicitations à la jeune maman et bienvenue au petit Milyan.


