70 % des Français se sentent plus tristes avec le changement d'heure

Découvrez pourquoi le changement d'heure peut vous rendre triste

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, nous passons à l'heure d'hiver : à 3 heures du matin, il sera 2 heures. Une heure de sommeil gagnée sur le papier, mais une heure de lumière perdue en fin de journée.

 

Avec des journées qui raccourcissent, ce changement d'heure pèse sur le moral de nombreux Français : fatigue, tristesse, irritabilité, moins d'envie de sortir… et même moins de désir dans le couple. Pourquoi ce petit décalage nous affecte-t-il autant, et comment protéger son sommeil et celui de bébé ?

Comme chaque année, le dernier week-end d'octobre rime avec Halloween, mais aussi avec ce rituel qui consiste à reculer les montres. Une enquête menée auprès de 1 000 personnes, avec l'éclairage de la psychologue clinicienne et sexologue Miren Larrázabal, avait montré que sept personnes sur dix se sentaient plus tristes après le passage à l'heure d'hiver, et qu'environ un tiers déclaraient avoir moins de relations sexuelles avec l'arrivée de la saison froide.

 

Changement d'heure 2026 : ce qui se passe le 25 octobre et pourquoi notre sommeil est déjà fragilisé

Le passage à l'heure d'hiver a lieu chaque année le dernier dimanche d'octobre. En 2026, il tombe donc le dimanche 25 octobre, en plein milieu des vacances de la Toussaint. Faute d'accord entre les États membres de l'Union européenne, la fin du changement d'heure, votée en 2019 par le Parlement européen, reste bloquée.

Ce petit décalage arrive sur des nuits déjà trop courtes. Selon l'enquête OpinionWay réalisée pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la Fondation Vinci Autoroutes, publiée en mars 2026, les Français dorment en moyenne 6 h 50 en semaine et 7 h 48 le week-end, des durées en baisse par rapport à l'année précédente. Un quart des personnes interrogées dorment moins de 6 heures par nuit, plus de la moitié se réveillent fatiguées et 38 % rapportent des troubles du sommeil, l'insomnie en tête. L'enquête souligne aussi que les femmes et les jeunes adultes sont les plus touchés : un profil qui correspond exactement à celui des futures et jeunes mamans.

Autre chiffre parlant : 71 % des Français passent moins d'une heure par jour dehors en semaine. Or c'est précisément la lumière du jour qui règle notre horloge interne. Après le 25 octobre, la nuit tombant vers 17 h 30, ce temps d'exposition se réduit encore.

 

*
*
*
*
*
J'accepte la cession de mes données personnelles aux partenaires de Bébés et Mamans (Pampers, P&G, Laboratoire Guigoz et les marques Nestlé France, Mattel, Fisher-Price, Kiabi...) afin de recevoir des promotions et des offres par email, téléphone, sms et voie postale de leur part.
Oui, j'accepte de recevoir de temps en temps des informations et offres par WhatsApp de la part des grandes marques de la puériculture, partenaires de Bébés et Mamans.

Pourquoi le passage à l'heure d'hiver nous rend plus tristes : lumière, sérotonine et mélatonine

Notre organisme fonctionne selon un rythme d'environ 24 heures, piloté par une petite zone du cerveau appelée noyau suprachiasmatique. Cette horloge biologique, étudiée notamment par les chercheurs de l'Inserm, commande la sécrétion des hormones, la température corporelle, la vigilance et l'endormissement. Un décalage brutal d'une heure l'oblige à se réajuster, ce qui demande de quelques jours à quelques semaines selon les personnes. Pendant cette période, troubles du sommeil, baisse de vigilance, irritabilité et difficultés de concentration sont fréquents.

Deux substances jouent un rôle clé. La sérotonine, qui participe à la régulation de l'humeur, voit sa production diminuer quand la lumière manque. La mélatonine, l'hormone du sommeil, est au contraire libérée en réponse à l'obscurité : quand la nuit tombe plus tôt, elle est sécrétée plus tôt et plus longtemps, d'où cette somnolence en pleine journée. Lorsque l'équilibre entre ces deux hormones est perturbé apparaissent les symptômes de la « déprime hivernale », que l'on appelle aussi blues de l'hiver.

Cette baisse d'énergie a un effet direct sur la vie de couple. Fatigue et repli sur soi réduisent le désir. Comme l'expliquait Miren Larrázabal, si l'impact reste léger, il se surmonte facilement ; s'il est plus fort et associé à d'autres symptômes, on parle alors de trouble affectif saisonnier.

 

Bébés, enfants, femmes enceintes : qui ressent le plus le changement d'heure ?

Les adultes ne sont pas les seuls concernés. Les bébés, très sensibles à la lumière et à la régularité de leurs repas, ont souvent besoin de quelques jours pour retrouver leurs repères entre tétées, biberons, siestes et coucher. Les enfants plus grands sont généralement moins affectés : la nuit tombant plus tôt, ils trouvent même le sommeil plus facilement. Les principaux profils à surveiller sont les suivants :

  • Les nourrissons : leur horloge interne est encore immature, ce qui peut entraîner des réveils très matinaux ou une faim qui se manifeste « trop tôt » pendant quelques jours.
  • Les enfants scolarisés : ils s'adaptent vite, mais le coucher doit rester régulier pour éviter les réveils à 6 heures, surtout à la reprise de l'école le 2 novembre.
  • Les femmes enceintes : la fatigue du premier et du troisième trimestre, les réveils nocturnes et l'inconfort s'ajoutent au décalage horaire.
  • Les jeunes mamans : avec des nuits morcelées par les tétées, elles disposent de peu de réserve pour absorber un changement de rythme supplémentaire.

Pour éviter un coup de fatigue général dans la maison, la méthode la plus douce consiste à décaler progressivement les horaires de 15 minutes par jour sur trois ou quatre jours avant le 25 octobre, ou à caler directement les repas et le coucher sur la nouvelle heure dès le dimanche, en exposant toute la famille à la lumière du matin. Pour les plus grands, nos conseils pour que votre enfant dorme bien vous aideront à installer un rituel du soir rassurant et régulier.

 

Blues de l'hiver ou trouble affectif saisonnier : reconnaître les signes et réagir

Dans la plupart des cas, la tristesse liée au changement d'heure reste passagère : elle fluctue d'un jour à l'autre et s'estompe une fois l'organisme habitué au nouveau rythme. Le trouble affectif saisonnier, ou dépression saisonnière, est différent : il s'agit d'une véritable maladie, qui revient chaque année à la même période et s'installe durablement. Il se caractérise par une tristesse ou une perte d'intérêt présentes presque tous les jours pendant au moins deux semaines, un besoin de dormir beaucoup plus que d'habitude sans être reposée, des fringales de sucre et une prise de poids. Pour mieux faire la différence, consultez notre article l'automne me déprime, qui détaille les critères et le fonctionnement de la luminothérapie.

La lumière et le mouvement restent les meilleurs remèdes contre le blues de l'hiver :

  • Sortir chaque matin au moins 30 minutes, même par temps gris : la lumière extérieure est bien plus intense que celle d'une pièce éclairée.
  • Pratiquer une activité physique régulière, idéalement en plein air : marche avec la poussette, vélo, yoga prénatal en extérieur.
  • Garder une heure de lever fixe, y compris le week-end, pour stabiliser l'horloge interne.
  • Éteindre les écrans au moins une heure avant le coucher : 58 % des Français dorment avec un smartphone allumé dans la chambre, selon l'INSV.

Après un accouchement, la vigilance doit être encore plus grande. Une fatigue intense, des troubles du sommeil qui persistent même quand bébé dort ou une tristesse qui ne passe pas peuvent signaler autre chose qu'un simple coup de blues. Notre article sur l'insomnie et les symptômes de la dépression post-partum vous aide à repérer les signaux d'alerte. Parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.

 

Vos questions fréquentes concernant le changement d'heure et le moral

 

1. Quand a lieu le changement d'heure en 2026 ?
Le passage à l'heure d'hiver a lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 heures du matin, il sera 2 heures : on recule donc d'une heure.

2. Combien de temps faut-il pour s'adapter à l'heure d'hiver ?
Chez la plupart des adultes, quelques jours suffisent. Certaines personnes, notamment les enfants, les personnes âgées et celles qui travaillent en horaires décalés, peuvent mettre une à deux semaines à retrouver leur équilibre.

3. Le changement d'heure peut-il perturber le sommeil de bébé ?
Oui, pendant quelques jours. Bébé peut se réveiller plus tôt ou réclamer à manger en avance. Décaler ses horaires de 15 minutes par jour avant le 25 octobre et l'exposer à la lumière du matin facilite la transition.

4. Pourquoi a-t-on moins envie de faire l'amour en hiver ?
Moins de lumière signifie moins de sérotonine et plus de mélatonine : la fatigue augmente et le désir s'en ressent, surtout avec les nuits courtes d'une grossesse ou des premiers mois de bébé.

5. Quand faut-il consulter pour une déprime hivernale ?
Si la tristesse dure plus de deux semaines, empêche de mener la vie quotidienne ou de s'occuper de son enfant, consultez votre médecin traitant ou votre sage-femme. En cas d'idées noires, le 3114 répond jour et nuit.

 

Conclusion

Le passage à l'heure d'hiver du 25 octobre 2026 arrive alors que les Français dorment déjà moins de 7 heures par nuit en semaine. Combiné à la baisse de lumière, ce décalage explique la fatigue et la tristesse ressenties en début d'hiver. Pour limiter ses effets, misez sur la lumière du matin, l'activité en plein air et des horaires de sommeil réguliers pour toute la famille, en préparant bébé quelques jours à l'avance. Et si le moral ne remonte pas au bout de deux semaines, un rendez-vous chez votre médecin ou votre sage-femme permet de faire le point rapidement.

 

 

banner bebe