Bronchiolite début novembre 2026 : pré-épidémie en Île-de-France, médecin, 15 ou urgences, les bons réflexes

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Bronchiolite : le point de début novembre

Les crèches et les écoles ont rouvert hier, lundi 2 novembre, et tous les regards se tournent vers la bronchiolite. Le dernier bulletin de Santé publique France, publié le 28 octobre pour la semaine du 19 au 25 octobre, est clair : l'épidémie n'a pas encore démarré dans l'Hexagone, mais l'Île-de-France est passée en pré-épidémie et le recours aux urgences hospitalières progresse.

 

Où en est-on exactement, que faut-il attendre des prochaines semaines et, surtout, à qui s'adresser quand bébé respire mal ? Voici le point de début novembre.

 

Bronchiolite : où en est l'épidémie début novembre ?

Selon le bulletin national du 28 octobre, l'Île-de-France est la seule région de l'Hexagone citée hors du niveau de base : elle est entrée en phase pré-épidémique pendant la semaine 43. La plupart des autres régions hexagonales restent à leur niveau de base. Côté outre-mer, la Martinique était déjà entrée en pré-épidémie la semaine précédente. À ce stade, aucune région de métropole n'est donc officiellement en épidémie.

Le bulletin note une tendance à l'augmentation du recours aux urgences hospitalières pour bronchiolite dans l'Hexagone, mais à des niveaux inférieurs à ceux de l'an dernier à la même période. Les taux de positivité au virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite, sont globalement stables. Le rhinovirus et les entérovirus, eux, continuent de circuler et peuvent aussi provoquer des bronchiolites.

Le démarrage est plus tardif que lors des deux derniers hivers : en 2025, l'Île-de-France et la Normandie étaient passées en pré-épidémie dès la semaine du 6 au 12 octobre, et fin 2025, au 3 décembre, douze régions métropolitaines sur treize étaient en épidémie. Un début tardif ne dit rien de la force de la vague à venir : la reprise des collectivités du 2 novembre peut accélérer la circulation du virus dans les jours qui viennent. Le prochain bulletin est attendu en milieu de semaine, vraisemblablement mercredi 4 novembre, et dira si d'autres régions basculent.

 

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Pré-épidémie, épidémie : ce que ces mots veulent dire pour vous

Santé publique France suit chaque région selon des phases : niveau de base, pré-épidémie, épidémie, puis post-épidémie. La pré-épidémie signale que les indicateurs (urgences, consultations, hospitalisations des tout-petits) commencent à monter nettement. Pour une famille, cela ne change pas la vie du jour au lendemain, mais c'est le signal pour vérifier la protection de bébé et rendre les gestes barrières automatiques. Pour comprendre comment ces seuils sont fixés, notre article sur le nouveau calendrier épidémique de la bronchiolite détaille ces repères.

 

Bébé respire mal : médecin, SOS Médecins, 15 ou urgences ?

En période d'épidémie, les services d'urgences pédiatriques se remplissent vite, et l'attente s'allonge pour tout le monde. Pour que les urgences restent disponibles aux enfants qui en ont vraiment besoin, il aide de savoir qui contacter selon la situation.

  • Bébé a le nez qui coule, tousse un peu, mange normalement et respire calmement : un rhume de plus. Lavage de nez, hydratation, surveillance. Un appel à votre médecin ou à votre pédiatre permet de lever un doute, sans urgence.
  • Bébé respire plus vite, siffle, tousse beaucoup, boit nettement moins, ou a moins de 3 mois avec de la fièvre : consultez dans la journée votre médecin traitant, votre pédiatre ou un médecin de garde. Si vous ne trouvez pas de rendez-vous, appelez le 15 pour être orientée.
  • Bébé a le thorax qui se creuse à chaque respiration, les ailes du nez qui battent, les lèvres bleutées, des pauses respiratoires, ou il est très pâle, anormalement mou ou difficile à réveiller : appelez le 15 sans attendre. N'hésitez pas à passer par le 15 plutôt que de prendre la voiture seule : le médecin régulateur évalue la gravité et décide de la suite.

Cette pénurie de rendez-vous n'est pas qu'une impression : notre article sur la pénurie de pédiatres et la façon de trouver un médecin pour son enfant cet hiver donne des pistes concrètes. Et pour savoir en détail quand filer aux urgences, relisez quand aller aux urgences avec son bébé et nos infos clés sur les urgences pédiatriques.

 

Protéger bébé cette semaine : l'essentiel

La campagne de prévention du VRS a ouvert le 14 septembre dans l'Hexagone. Elle repose sur l'anticorps monoclonal donné au nourrisson, ou sur la vaccination de la mère pendant la grossesse. Si votre bébé est né avant le démarrage de la campagne et n'a rien reçu, ou si vous accouchez cet hiver, parlez-en rapidement à votre médecin, à votre pédiatre ou à votre sage-femme. Pour choisir entre les options, consultez notre comparatif Beyfortus ou Enflonsia, et notre point complet sur la bronchiolite 2026-2027 et la protection de bébé.

Les gestes du quotidien restent votre meilleur complément : se laver les mains en rentrant et avant de toucher bébé, éviter les bisous sur son visage, aérer au moins dix minutes par jour, ne pas fumer près de lui, ne pas partager tétines et biberons, et garder un nourrisson enrhumé ou fiévreux à la maison quand c'est possible. Avant chaque repas et chaque coucher, désencombrer le nez au sérum physiologique reste le geste de référence : si vous voulez le faire vous-même, voici le guide du sérum physiologique maison et nos conseils pour moucher bébé efficacement.

 

Vos questions fréquentes concernant la bronchiolite en ce début novembre

 

1. L'épidémie de bronchiolite a-t-elle commencé ?
Pas encore officiellement dans l'Hexagone. L'Île-de-France est en pré-épidémie, ce qui signifie que les indicateurs commencent à monter. Le bulletin hebdomadaire de Santé publique France dira si d'autres régions suivent.

2. Pourquoi parle-t-on d'un démarrage plus tardif ?
Parce que les deux hivers précédents, la pré-épidémie était déclarée dès octobre en Île-de-France. Cette année, elle n'a été annoncée que fin octobre. Cela ne permet pas de prédire l'ampleur de la saison.

3. Mon bébé a un rhume : est-ce une bronchiolite ?
La bronchiolite débute souvent comme un rhume. C'est la gêne respiratoire, la respiration rapide ou sifflante et la baisse d'appétit qui doivent faire consulter. En cas de doute, appelez votre médecin.

4. Bébé a reçu l'anticorps : dois-je encore me méfier ?
Oui, il réduit fortement le risque de forme sévère mais ne supprime pas toute infection. Les gestes barrières et la surveillance de la respiration restent utiles.

5. Faut-il éviter la crèche pendant l'épidémie ?
Il n'existe pas d'éviction obligatoire pour la bronchiolite, mais un bébé qui respire mal ou mange peu sera mieux à la maison. Demandez conseil à votre médecin et renseignez-vous sur le règlement de la structure.

 

Conclusion

Début novembre, la bronchiolite est à l'orée de l'épidémie en Île-de-France et à la veille de la hausse dans le reste du pays, au moment où les collectivités rouvrent. C'est le bon moment pour vérifier la protection de bébé, ancrer le lavage de mains et le lavage de nez dans le quotidien, et savoir à l'avance qui appeler si la respiration change : médecin dans la journée, 15 en cas de signes de gravité. Un petit rhume reste un petit rhume, mais une respiration difficile chez un nourrisson ne se surveille pas, elle se fait examiner.

 

 

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