C'est cette nuit : dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, à 3 h, il sera 2 h. Huit ans après la proposition de la Commission européenne de supprimer ce rituel, rien n'a changé.
Pourquoi la fin du changement d'heure reste-t-elle bloquée ? Voici le point, et ce que cela signifie pour les familles.
Où en est la suppression du changement d'heure ?
Le calendrier est simple à résumer. Le 12 septembre 2018, la Commission européenne propose une directive pour mettre fin aux changements d'heure saisonniers dans tous les pays de l'Union. En mars 2019, le Parlement européen adopte sa position et vote la fin des changements dès 2021. Mais le texte ne peut pas devenir loi sans l'accord du Conseil, qui réunit les États membres, et celui-ci n'a jamais adopté de position.
Selon le Conseil de l'Union européenne, aucune décision finale ni aucun calendrier n'existent à ce jour. Les règles actuelles, en vigueur depuis 2001, continuent donc de s'appliquer : heure d'été le dernier dimanche de mars, heure d'hiver le dernier dimanche d'octobre.

Pourquoi le dossier est-il bloqué ?
Le principe fait largement consensus, mais les détails divisent. Pour adopter une position, le Conseil doit réunir une majorité qualifiée d'États membres. Or la question centrale est : quelle heure garder en permanence ?
- Heure d'été permanente : plus de lumière le soir, mais des matins très sombres l'hiver dans l'ouest de l'Europe.
- Heure d'hiver permanente : des matins plus lumineux, mais des soirées plus courtes.
- Le risque de patchwork : si chaque pays choisit sa propre heure, des pays voisins pourraient se retrouver avec une heure d'écart, ce qui compliquerait les transports, les échanges et les marchés.
Les États membres se sont aussi montrés réticents à trancher en l'absence d'étude d'impact approfondie et de coordination entre eux. Les priorités européennes, depuis 2019, se sont également déplacées vers d'autres sujets. En résumé : tout le monde veut arrêter, personne ne s'accorde sur l'heure à garder.
Ce que cela change pour les familles
Pour les parents, la question n'est pas théorique. Chaque changement d'heure bouscule le rythme des petits, qui n'ont pas d'horloge pour comprendre que « c'est le matin ». Les bébés se réveillent souvent à leur heure habituelle, donc une heure plus tôt sur le cadran.
Pour en savoir plus, lisez comment préparer l'enfant au changement d'heure. L'impact est aussi sur l'humeur des adultes : de nombreux Français se disent plus tristes avec le changement d'heure. Pour la nuit des tout-petits, le guide sur les routines de sommeil de bébé donne des repères simples.
Quelques gestes pour ce week-end
- Réglez les appareils qui ne se mettent pas à jour seuls : four, voiture, montre, réveil.
- Gardez les rituels du soir à l'identique.
- Décalez les repas et les siestes de 10 à 15 minutes par jour pour recaler bébé en douceur.
- Profitez de la lumière du matin dimanche : elle aide l'horloge interne à se régler.
Vos questions fréquentes concernant la fin du changement d'heure
1. Le changement d'heure va-t-il être supprimé ?
Pas à court terme : la proposition européenne de 2018 est toujours en discussion, sans calendrier.
2. Qui doit décider ?
Le Parlement européen et le Conseil, qui réunit les États membres, doivent s'accorder sur un texte commun.
3. Quelle heure garderait la France ?
Ce n'est pas tranché : chaque pays devrait choisir entre heure d'été et heure d'hiver permanente.
4. Pourquoi les enfants sont-ils plus sensibles au changement d'heure ?
Leur rythme veille-sommeil est calé sur la lumière et sur des horaires réguliers, donc un décalage d'une heure se ressent plus.
5. Que faire cette nuit ?
Régler les horloges, garder les rituels du coucher et prévoir un réveil peut-être plus matinal.
Conclusion
La fin du changement d'heure en Europe reste un serpent de mer : le principe est acquis, mais le choix de l'heure à conserver bloque toujours les États membres. En attendant, on recule les horloges cette nuit et on aide les enfants à retrouver leur rythme en quelques jours.


