Accouchement : quand le travail s’arrête…

Ce que vous allez trouver dans cet article[Masquer]
Arrêt du travail pendant l'accouchement

Le travail a commencé. Les contractions étaient régulières. Bébé était sur le point de venir quand, tout à coup, le médecin annonce que le travail s’est arrêté. La dilatation du col ne progresse plus. Vous cherchez à comprendre ce qui se passe dans des cas pareils. Nous vous expliquons dans les détails l’arrêt du travail et ce qu’il faut faire dans ce cas.

 Votre accouchement est unique

Les évènements pendant l’accouchement sont différents d’une femme à l’autre. En effet, le phénomène est loin d’être purement mécanique. Chaque corps se prête de façon unique aux modifications hormonales. Chaque personne a aussi ses réactions psychiques. Une femme peut s’ouvrir instinctivement au travail, tandis qu’une autre peut avoir besoin d’une pause pour que le processus se passe correctement. Dans ce deuxième cas de figure, la dilatation s’arrête à 4 ou 5 cm quelques heures avant de reprendre. Cet arrêt du travail est capital pour la dernière ligne droite plus intense. Pendant l’accouchement, le fœtus ne reste généralement pas passif. S’il est actif et qu’il bouge, il contribue à faire dilater le col. S’il l’est moins, le travail peut être ralenti.

Qu’est-ce qui peut causer un arrêt du travail pendant l’accouchement ?

L’interruption de la progression d’un travail peut avoir une origine mécanique : la tête du fœtus ne tourne pas dans le bon sens à un certain niveau du bassin. Une anomalie dans l’anatomie du bassin peut provoquer cet arrêt de la descente du bébé. Mais d’autres causes moins évidentes sont aussi à évaluer : la fatigue de la future maman. Après plusieurs heures de travail, le corps peut connaître une baisse d’énergie, surtout si la femme s’est abstenue de manger depuis longtemps. L’environnement hospitalier peut déstabiliser la femme qui accouche, entraînant un stress émotionnel responsable du ralentissement du travail. En effet, l’anxiété cause une production excessive d’adrénaline qui stoppe les contractions utérines.

*
*
*

*

*

Pendant un accouchement, comment reprendre le travail en douceur après un arrêt ?

Si l’interruption est en lien avec une baisse d’énergie, la future maman peut essayer de s’endormir. Si elle a le droit de manger, un petit en-cas énergétique lui redonnera des forces pour la suite. Un bain chaud, un massage des pieds ou du bassin pourrait stimuler la reprise des contractions. Passer d’une position inconfortable à une position plus adaptée peut changer la donne et déclencher à nouveau le travail. Il s’agit par exemple d’adopter la position à quatre pattes ou encore faire un déhanché. En essayant ces petites astuces, il faut se rappeler que l’anxiété est mauvaise pour le déroulement du travail. Rester au calme est d’une importance capitale. Souvent, laisser la nature faire son travail est la meilleure des solutions.

Arrêt du travail pendant un accouchement : quand le médecin intervient-il ?

En cas d’échecs répétés de ces moyens naturels, les moyens médicaux doivent être considérés. Si la poche des eaux n’a pas encore été rompue, le médecin peut provoquer manuellement sa rupture. Celle-ci entraînera la production de prostaglandines, causant une reprise des contractions. Cette méthode est toutefois à utiliser avec parcimonie et uniquement si son utilité est vraiment justifiée. Le médecin ou la sage-femme aide aussi à la reprise du travail par l’administration d’ocytocine. L’hormone synthétique sera introduite soit en perfusion, soit en injection dans un muscle et va provoquer des contractions utérines.

Si l’arrêt du travail a été en lien avec une fatigue, l’équipe médicale peut aussi proposer l’anesthésie péridurale. Sans les douleurs, la future maman peut se calmer pour que les contractions reprennent. Si le travail a déjà bien avancé quand il s’est interrompu et que le bébé est sur le point de sortir, le médecin se servira d’une ventouse pour extraire l’enfant.

Arrêt du travail d’accouchement et recours à une césarienne

Le délai d’intervention du médecin varie selon les protocoles des hôpitaux. Si ces actes médicaux sont inefficaces, le médecin aura recours à une opération césarienne. Cette intervention reste un dernier recours. Pendant tout le travail, le médecin ne peut pas tout de suite prévoir la suite des évènements. Il optera donc d’intervenir uniquement quand c’est indispensable car les contractions préparent toujours les fonctions cardiaques et pulmonaires du bébé en vue de sa vie extra-utérine.

 

banner bebe