10 conseils pour soulager le rhume

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10 conseils pour soulager le rhume

Avec le retour du froid, les infections respiratoires reviennent en force, chez les enfants comme chez les adultes. Le rhume arrive en tête : on estime qu’un adulte en attrape en moyenne deux à quatre par an, et un jeune enfant bien davantage, surtout lorsqu’il fréquente la crèche ou l’école.

 

Bénin dans l’immense majorité des cas, il n’en reste pas moins très inconfortable : nez bouché, gorge qui gratte, nuits agitées… Il n’existe aucun traitement capable de le guérir, mais de nombreux gestes simples permettent d’en soulager les symptômes.

Certains réflexes de l’armoire à pharmacie sont en revanche à oublier, notamment les médicaments vasoconstricteurs, désormais placés sous haute surveillance par les autorités de santé.

 

Rhume : comprendre ce virus de saison et ses symptômes

Le rhume, que les médecins appellent rhinopharyngite ou rhinite aiguë, est une infection virale des voies respiratoires supérieures, c’est-à-dire du nez et du pharynx. Plus de 200 virus différents peuvent en être responsables, les rhinovirus étant les plus fréquents. Cette diversité explique pourquoi on peut s’enrhumer plusieurs fois au cours d’un même hiver.

Le virus se transmet par les gouttelettes projetées lors d’une toux ou d’un éternuement, mais aussi par les mains et les objets contaminés (poignées de porte, jouets, téléphone). Après une incubation de un à trois jours, les premiers signes apparaissent : gorge irritée, éternuements, écoulement nasal clair puis plus épais, congestion, voix enrouée, petite toux et fatigue générale. La fièvre est souvent absente ou modérée chez l’adulte, plus fréquente chez l’enfant.

Un rhume dure généralement entre sept et dix jours, même si une toux résiduelle peut persister deux à trois semaines. Contrairement à une idée tenace, ce n’est pas le froid qui rend malade : en hiver, nous passons plus de temps dans des pièces fermées, à proximité les uns des autres, ce qui favorise la circulation des virus. Enfin, les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre un virus. Les prendre sans raison expose à des effets indésirables et contribue au développement de l’antibiorésistance, qui rend ces médicaments moins efficaces le jour où l’on en a réellement besoin.

 

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Les gestes simples qui soulagent vraiment le rhume

Faute de traitement curatif, l’objectif est d’aider l’organisme à se défendre et de rendre les symptômes plus supportables. Les recommandations des professionnels de santé reposent sur quelques mesures simples, sans danger et efficaces :

  • Laver le nez plusieurs fois par jour avec du sérum physiologique ou un spray d’eau de mer isotonique, puis se moucher dans un mouchoir jetable, une narine après l’autre.
  • Bien s’hydrater : eau, tisanes, bouillons… Les boissons fluidifient les sécrétions, compensent les pertes liées à la fièvre et apaisent la gorge.
  • Se reposer et dormir la tête légèrement surélevée pour mieux respirer la nuit.
  • Aérer le logement au moins dix minutes par jour et maintenir la chambre autour de 18 à 19 °C, sans surchauffer.
  • Éviter le tabac et les pièces enfumées, qui irritent davantage les muqueuses du nez et de la gorge.
  • Soulager la gorge avec du miel, dans une boisson tiède par exemple, uniquement chez l’adulte et l’enfant de plus d’un an.

L’alimentation joue aussi son rôle. Les fruits et les légumes de saison sont des sources de vitamines et de minéraux qui participent au bon fonctionnement du système immunitaire. Inutile en revanche de se ruer sur les compléments : les fortes doses de vitamine C n’ont pas démontré d’effet sur la durée d’un rhume déjà installé.

D’autres remèdes populaires méritent d’être laissés de côté. Les inhalations et vapeurs d’huiles essentielles, comme l’eucalyptus, sont déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement, et dangereuses chez le jeune enfant en raison d’un risque de convulsions. L’idée selon laquelle le lait augmenterait le mucus n’est pas confirmée par les études. Quant à la meilleure prévention, elle reste le lavage régulier des mains, l’utilisation de mouchoirs à usage unique et le port d’un masque au contact d’un nourrisson.

 

Médicaments contre le rhume : les alertes de l’ANSM sur les vasoconstricteurs

Les vasoconstricteurs sont des décongestionnants qui resserrent les vaisseaux sanguins du nez pour le déboucher. Ils existent en comprimés, à base de pseudoéphédrine, et en sprays nasaux. Depuis plusieurs années, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte sur leurs risques cardiovasculaires et neurologiques : hypertension artérielle, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral. Ces effets restent très rares, mais leur gravité a conduit l’agence à durcir progressivement les règles.

Pendant l’hiver 2023-2024, l’ANSM a d’abord déconseillé l’usage des vasoconstricteurs oraux en cas de rhume. Puis, depuis le 11 décembre 2024, ces médicaments ne sont plus délivrés en pharmacie que sur ordonnance, la pseudoéphédrine ayant été inscrite sur la liste I des substances vénéneuses. Huit spécialités sont concernées, parmi lesquelles Actifed Rhume, Dolirhume, Humex Rhume, Nurofen Rhume ou Rhinadvil Rhume. L’Agence européenne du médicament a par ailleurs confirmé de nouveaux risques neurologiques, et l’ANSM rappelle que ces effets indésirables peuvent survenir sans antécédent particulier, quelles que soient la dose et la durée du traitement.

Sa position est claire : l’ANSM recommande de ne pas utiliser ces médicaments pour traiter un rhume, une infection qui guérit spontanément en quelques jours. Les vasoconstricteurs par voie nasale étaient déjà soumis à prescription. Tous sont à proscrire chez la femme enceinte ou allaitante sans avis médical, ainsi que chez l’enfant.

En cas de fièvre ou de douleurs, le paracétamol reste le traitement de première intention, à la dose la plus faible et sur la durée la plus courte possible, en vérifiant qu’il n’est pas déjà présent dans un autre médicament. L’ibuprofène et les autres anti-inflammatoires sont, eux, contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse et à éviter avant sans avis médical. Si vous attendez un bébé, faites le point sur les médicaments utilisables contre le rhume et la grippe pendant la grossesse et demandez toujours conseil à votre pharmacien ou à votre sage-femme avant de prendre quoi que ce soit.

 

Rhume chez la femme enceinte, la jeune maman et le tout-petit

Pendant la grossesse, les modifications hormonales gonflent naturellement les muqueuses du nez : beaucoup de futures mamans ont le nez bouché même sans être enrhumées. Lorsqu’un rhume s’ajoute, les gestes doux restent la priorité : lavages de nez, hydratation, repos. La vaccination contre la grippe, recommandée chez la femme enceinte quel que soit le trimestre, permet de se protéger contre une infection beaucoup plus sévère qu’un simple rhume.

Si vous allaitez, inutile d’interrompre l’allaitement : vous transmettez au contraire des anticorps à votre enfant. Lavez-vous simplement les mains avant chaque tétée et portez un masque lorsque vous êtes près de lui. Le nourrisson respire essentiellement par le nez pendant ses premiers mois ; un rhume peut donc le gêner pour téter et dormir. Nettoyer le nez de bébé avec du sérum physiologique, idéalement un quart d’heure avant les repas et le coucher, lui apporte un réel confort.

Certains signes doivent toutefois conduire à consulter rapidement un médecin :

  • une fièvre chez un bébé de moins de trois mois, ou une fièvre de 38 °C ou plus chez la femme enceinte ;
  • une respiration rapide, sifflante ou un creusement entre les côtes ;
  • un nourrisson qui boit moins de la moitié de ses biberons ou tétées habituels ;
  • une douleur d’oreille, une fièvre qui dure plus de trois jours ;
  • des symptômes qui persistent au-delà de dix jours ou qui s’aggravent après une amélioration.

 

Vos questions fréquentes concernant le rhume

 

1. Combien de temps dure un rhume ?
Un rhume guérit généralement seul en sept à dix jours. La toux peut traîner deux à trois semaines sans que cela soit inquiétant, à condition que l’état général s’améliore.

 

2. Peut-on prendre du paracétamol quand on est enceinte et enrhumée ?
Oui, le paracétamol est l’antidouleur et l’antifièvre de référence pendant la grossesse, à la dose minimale efficace et sur une courte durée. Demandez conseil à votre pharmacien et évitez les associations « rhume » qui contiennent plusieurs principes actifs.

 

3. Les sprays nasaux décongestionnants sont-ils dangereux ?
Les sprays vasoconstricteurs exposent aux mêmes risques que les comprimés et ne sont délivrés que sur ordonnance. Les sprays d’eau de mer ou de sérum physiologique, eux, peuvent être utilisés sans crainte, y compris pendant la grossesse.

 

4. Faut-il arrêter d’allaiter quand on a un rhume ?
Non. Le lait maternel transmet des anticorps qui aident votre bébé à se défendre. Il suffit de renforcer l’hygiène des mains et de porter un masque pendant les tétées.

 

5. Un mouchage vert signifie-t-il qu’il faut des antibiotiques ?
Non. La coloration jaune ou verte des sécrétions fait partie de l’évolution normale d’un rhume viral. Seul un médecin peut diagnostiquer une surinfection bactérienne, comme une otite ou une sinusite, qui justifierait un antibiotique.

 

Bien soigner un rhume : misez sur les gestes simples

Le rhume guérit seul, et les solutions les plus efficaces pour le traverser sont aussi les plus simples : lavages de nez, hydratation, repos et air sain. Les vasoconstricteurs, désormais sur ordonnance, ne sont pas recommandés par l’ANSM pour soigner un rhume, et restent à éviter pendant la grossesse, l’allaitement et chez l’enfant. En cas de doute sur un médicament, de fièvre persistante ou de difficultés respiratoires, notamment chez un tout-petit, le bon réflexe consiste à demander l’avis d’un pharmacien, d’une sage-femme ou d’un médecin.

 

 

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