Comment éliminer les mucosités et les glaires chez le bébé ?

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Comment éliminer les mucosités et les glaires chez le bébé ?

Nez bouché, toux grasse, glaires qui empêchent de manger ou de dormir… Lorsqu’un bébé est enrhumé, ces symptômes peuvent vite devenir préoccupants pour les jeunes parents. Il est souvent difficile de savoir comment l’aider à respirer correctement ou à évacuer les mucosités, surtout lorsqu’il est encore trop petit pour se moucher tout seul. Faut-il utiliser un mouche-bébé ? Les lavages de nez sont-ils efficaces ? Quand un humidificateur peut-il être utile ? Et à quel moment consulter un pédiatre ?

 

Ma fille de un an a commencé à avoir beaucoup de mucosités hier et, au soir, elle avait tellement de glaires qu’elle n’a pas pu dîner correctement et a vomi son biberon. Après, elle s'est endormie et, à environ 3 heures du matin, nous lui avons donné un autre biberon parce qu'elle avait faim. Ce matin, nous pensions ne pas l’emmener à la crèche, mais nous l’avons vue en forme, malgré la morve et les glaires qui la dérangent, nous l’avons habillée chaudement et nous l’avons emmenée. Qu'est-ce que je peux faire pour expulser ces mucosités et ces glaires qui la dérangent tant?

 

Réponse du Pédiatre

Les bébés d'un an qui vont à la crèche ont généralement une infection, de simples rhumes, mais également des otites moyennes et autres, tous les sept à dix jours.

Ces rhumes, causés par des virus, n’ont pas de traitement spécifique. Étant donné que le symptôme le plus fréquent est la congestion nasale, et que la surproduction de mucus en est la conséquence, le seul palliatif sont des lavages nasaux salins effectués fréquemment mais ils ne guérissent pas le rhume. Une quantité de sérum suffisante libère le nez au moins pour un temps, car la sécrétion de mucus ne disparaît qu’avec la guérison du rhume. Et le suivant ne tardera pas à pointer le bout de son nez, malheureusement...

 

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Utilisation d'un humidificateur dans la chambre de bébé

Voici la question d'une maman concernant son bébé qui a des mucosités et des glaires, et qui s'interroge sur l'utilisation d'un humidificateur d'air.

"J'ai un bébé de 4 mois et demi et, jusqu'à présent, il a eu une très bonne santé. J'ai commencé le sevrage et, le matin quand il se réveille, il tousse beaucoup et a le nez bouché. Pendant environ 10 minutes, il n’arrête pas de tousser, il ne tousse pas le reste de la journée, et est souriant et mange très bien. J'ai mis un humidificateur dans sa chambre et ça s'est amélioré, mais il continue de tousser le matin. J’aimerais savoir si ça peut être une allergie, de l'asthme, et si le fait de continuer à utiliser l'humidificateur peut être mauvais et combien d’heures il est recommandé de l'utiliser. Je vous remercie."

Réponse du Pédiatre sur l'utilisation d'un humidificateur

D’après ce que vous me dites, il semble que, pendant la nuit, le bébé sécrète du mucus et que, au réveil, il ait besoin de l’éliminer en toussant. Le maintien d'une atmosphère humide dans la chambre peut être utile si elle reste raisonnable. Le degré d’humidité ne doit pas dépasser 75%, il est donc utile d'avoir un hygromètre qui permet d’évaluer le temps que l’appareil doit rester branché.

D'autre part, il existe des différences entre les vaporisateurs (vapeur chaude) et les humidificateurs (vapeur d’eau froide), qui peuvent influer sur le fait que le mucus se liquéfie, bien sûr, et que son volume augmente.

Penser à une allergie respiratoire comme cause des symptômes, à l’âge du bébé, me semble un peu exagéré, et la toux que l'on attend d'un enfant asthmatique est sèche, pas productive. Enfin, notez que l'eau consommée, autrement dit le maintien d’un état d'hydratation correct, est un mucolytique qui l’aidera à éliminer ces mucosités.

 

Les infections respiratoires en collectivité : comprendre le cercle des rhumes

La vie en crèche expose les tout-petits à de nombreux virus respiratoires qui circulent particulièrement entre octobre et mars. Cette période d'infections à répétition est normale et fait même partie du développement immunitaire de votre enfant. Les bébés de moins de deux ans sont plus vulnérables car leur système immunitaire est encore immature et leurs voies respiratoires sont étroites, ce qui facilite l'obstruction par les sécrétions.

Les infections les plus courantes incluent les rhinopharyngites simples qui guérissent spontanément en quelques jours, mais aussi des complications comme les otites moyennes aiguës. Environ 70% des otites surviennent après un rhume, lorsque les microbes remontent par la trompe d'Eustache jusqu'à l'oreille moyenne. Les signes d'une otite incluent des pleurs lors des tétées, un bébé qui se touche l'oreille fréquemment, ou une fièvre persistante.

La bronchiolite représente également une préoccupation majeure durant l'hiver. Causée principalement par le virus respiratoire syncytial (VRS), elle touche environ 30% des nourrissons chaque année et se manifeste par une toux sèche, une respiration sifflante et des difficultés à s'alimenter. Bien que généralement bénigne, elle nécessite une surveillance attentive et parfois une hospitalisation dans 2 à 3% des cas.

Pour limiter la transmission des virus en collectivité, quelques gestes barrières essentiels s'imposent : se laver les mains régulièrement à l'eau et au savon pendant au moins 30 secondes, aérer quotidiennement les pièces de vie pendant 10 minutes minimum, éviter d'emmener un bébé malade à la crèche pendant la phase aiguë de l'infection, nettoyer fréquemment les jouets et doudous, et ne pas échanger les biberons ou tétines entre enfants.

 

Techniques pratiques pour soulager bébé au quotidien

Au-delà des lavages de nez et de l'humidificateur, plusieurs approches complémentaires peuvent améliorer le confort respiratoire de votre bébé pendant un épisode de rhume.

La position pendant le sommeil joue un rôle important. Surélever légèrement la tête du lit (en plaçant un coussin ou une serviette roulée sous le matelas, jamais directement sous la tête de bébé) favorise le drainage naturel des sécrétions et réduit la gêne respiratoire nocturne. Cette inclinaison douce permet également de limiter les reflux qui peuvent aggraver la toux.

L'hydratation régulière reste fondamentale pour fluidifier les mucosités. Proposez fréquemment le sein ou le biberon, même en petites quantités. Pour les bébés de plus de 6 mois, de l'eau pure entre les repas contribue également à maintenir les sécrétions liquides et plus faciles à évacuer. Un bébé bien hydraté a généralement des muqueuses nasales moins irritées.

Le fractionnement des repas s'avère souvent nécessaire lorsque les glaires gênent l'alimentation. Plutôt que de forcer votre bébé à terminer son biberon, proposez-lui des quantités plus petites mais plus fréquentes. Cette approche évite les vomissements liés à l'accumulation de mucus dans l'estomac et assure un apport nutritionnel suffisant malgré l'inconfort.

L'aération quotidienne de la chambre diminue la concentration de virus dans l'air et renouvelle l'oxygène. Même en hiver, ouvrez les fenêtres 10 à 15 minutes par jour, en éloignant bébé du courant d'air. Une température ambiante maintenue entre 18 et 20°C favorise également un sommeil réparateur sans assécher les voies respiratoires.

 

Quand consulter : les signes d'alerte à ne pas négliger

Certains symptômes doivent vous alerter et justifient une consultation médicale rapide ou urgente. Apprenez à reconnaître les signes de gravité pour réagir au bon moment.

Les difficultés respiratoires sévères constituent une urgence absolue. Si votre bébé présente une respiration très rapide (plus de 60 respirations par minute au repos), un battement des ailes du nez à chaque inspiration, un creusement visible entre les côtes ou au-dessus du sternum, ou une coloration bleutée des lèvres et du visage, contactez immédiatement le 15 ou rendez-vous aux urgences.

À lire aussi : Maladies respiratoires du bébé : le guide complet pour les reconnaître et agir

La fièvre mal tolérée nécessite également une attention particulière. Pour les bébés de moins de 3 mois, toute fièvre supérieure à 38°C justifie une consultation en urgence. Au-delà de cet âge, consultez si la fièvre persiste au-delà de 48-72 heures malgré le paracétamol, si elle s'accompagne de convulsions, ou si votre bébé reste apathique même lorsque la température baisse.

Le refus alimentaire prolongé représente un critère important chez les nourrissons. Si votre bébé boit moins de la moitié de ses biberons sur trois repas consécutifs, s'il vomit systématiquement après avoir mangé, ou s'il présente des signes de déshydratation (moins de 4-5 couches mouillées par jour, fontanelle creusée, absence de larmes lors des pleurs), une consultation rapide s'impose.

Les complications possibles comme les otites méritent aussi votre attention. Des pleurs inhabituels surtout lors des tétées, un bébé qui se touche constamment une oreille, un écoulement purulent de l'oreille, ou une irritabilité marquée peuvent signaler une surinfection bactérienne nécessitant un traitement antibiotique prescrit par un médecin.

Enfin, faites confiance à votre instinct parental. Si vous sentez que quelque chose ne va pas, même sans symptôme précis, n'hésitez pas à consulter. Les professionnels de santé sont là pour vous rassurer et évaluer l'état de votre enfant.

 

Vos questions fréquentes concernant les mucosités et glaires chez bébé

 

1. Le mouche-bébé est-il vraiment efficace ou peut-il irriter le nez de mon enfant ?
Le mouche-bébé constitue un outil utile en complément des lavages nasaux, mais son utilisation doit rester modérée. Les modèles manuels permettent de mieux contrôler la puissance d'aspiration et sont généralement plus doux. Limitez son usage à 2-3 fois par jour maximum et toujours après un lavage au sérum physiologique qui fluidifie les sécrétions. Une utilisation excessive peut effectivement irriter les muqueuses nasales et augmenter la production de mucus par réaction inflammatoire.

 

2. Mon bébé tousse davantage la nuit, est-ce normal et que puis-je faire ?
La toux nocturne s'explique par l'accumulation de sécrétions pendant le sommeil et la position allongée qui favorise leur stagnation dans les voies respiratoires. C'est tout à fait normal lors d'un rhume. Pour soulager votre bébé, effectuez un lavage de nez juste avant le coucher, surélévez légèrement la tête du matelas, maintenez une température de 18-20°C dans la chambre, et utilisez éventuellement un humidificateur si l'air est très sec.

 

3. Combien de temps durent généralement les mucosités et glaires chez un bébé enrhumé ?
Un rhume viral classique dure généralement entre 7 et 10 jours. Les mucosités sont souvent plus abondantes les 3 à 5 premiers jours, puis diminuent progressivement. Si les sécrétions persistent au-delà de 10 jours, changent de couleur (deviennent vertes ou jaunes épaisses), ou s'accompagnent de fièvre qui réapparaît, consultez votre médecin car cela peut signaler une surinfection bactérienne nécessitant un traitement.

 

4. Peut-on sortir bébé dehors quand il a beaucoup de mucosités ?
Oui, vous pouvez sortir avec votre bébé enrhumé, sauf en cas de fièvre importante ou de fatigue excessive. L'air extérieur, même frais, n'aggrave pas le rhume. Au contraire, il peut même soulager la congestion nasale. Habillez simplement votre enfant de manière adaptée à la température, protégez-le du vent, et évitez les endroits très fréquentés pour limiter la transmission à d'autres enfants ou l'exposition à de nouveaux virus.

 

5. Faut-il modifier l'alimentation de bébé pendant un rhume avec beaucoup de glaires ?
Il n'est pas nécessaire de changer fondamentalement l'alimentation de votre bébé, mais quelques adaptations peuvent faciliter les repas. Fractionnez les quantités en proposant des repas plus petits mais plus fréquents. Pour les bébés diversifiés, privilégiez des textures lisses et des aliments à température modérée qui n'irritent pas la gorge. Maintenez absolument une bonne hydratation. Si votre bébé refuse de manger, ne le forcez pas, mais assurez-vous qu'il boive suffisamment de lait ou d'eau.

 

6. Les remèdes naturels comme les huiles essentielles sont-ils recommandés pour dégager le nez de bébé ?
Non, les huiles essentielles sont fortement déconseillées chez les bébés et jeunes enfants car elles peuvent être toxiques et provoquer des réactions allergiques graves, voire des spasmes respiratoires. Le sérum physiologique reste la solution la plus sûre et la plus efficace. Évitez également le miel avant l'âge d'un an en raison du risque de botulisme infantile. Pour dégager les voies respiratoires, privilégiez toujours les méthodes recommandées par les professionnels de santé.

 

Conclusion

Les mucosités et les glaires représentent une réalité fréquente dans la vie des jeunes enfants, particulièrement ceux qui fréquentent la crèche. Bien qu'inconfortables et parfois impressionnantes, ces symptômes témoignent le plus souvent d'infections virales bénignes qui guérissent spontanément. Les lavages nasaux au sérum physiologique constituent votre meilleur outil pour soulager votre bébé au quotidien, complétés si besoin par un humidificateur dans un environnement correctement aéré.

La patience reste votre meilleure alliée : les rhumes à répétition forgent progressivement le système immunitaire de votre enfant. Restez néanmoins attentif aux signes qui nécessitent une consultation médicale, car certaines complications comme les otites ou les bronchiolites requièrent une prise en charge spécifique. Avec les bons gestes et une surveillance adaptée, vous accompagnerez sereinement votre bébé à travers ces épisodes hivernaux qui finiront par s'espacer naturellement avec l'âge.

 

 

 

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