Autohypnose pendant l'accouchement

Femme sur le point d'accoucher

L'hypnose est une altération transitoire de l’état de conscience. Sous hypnose, vous entendez tout, mais avec une perception réduite de la douleur. Pour cette raison, vous pouvez utiliser cette méthode pour réduire la douleur de l'accouchement.

 

L'hypnose élève l'esprit à un état semblable à un mélange de sommeil et d'éveil, dans lequel on entend et on perçoit tout, mais sans tensions et avec une perception atténuée de la douleur. Pour cette raison, l'hypnose, ou plutôt l'autohypnose, peut être utilisée pendant l’accouchement, comme anesthésie. Tant et si bien que les mamans représentent l'un des groupes les plus réceptifs à ce type de thérapie.

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La preuve en est que, sans surprise, pendant l’accouchement, lors des pauses entre les contractions, la femme entre naturellement dans un état de transe (et les sages-femmes ont souvent recours à l'hypnose sans s'en rendre compte). Mais cette méthode peut être pratiquée en toute autonomie.

L'hypnose est une pratique très ancienne. Elle consiste en une altération transitoire de l’état de conscience, que l'esprit génère spontanément. Alors que la semi-veille qui précède le sommeil est un acte involontaire, dans le cas de l'hypnose, c’est un état induit ou auto-induit par un signal spécifique. L'hypnose elle-même est souvent utilisée dans des séances de psychothérapie, mais, pendant l'accouchement, elle s'arrête à un niveau plus superficiel.

L'état de transe légère met au repos l'hémisphère gauche du cerveau, qui régit la pensée rationnelle, et libère l'inconscient, qui est amené à se concentrer sur des images positives et relaxantes. Cet état brise la chaîne peur-anxiété-douleur, ce qui provoque la production d'endorphines, une sorte de morphine endogène (c'est-à-dire, produite par le corps lui-même), capable de réduire la douleur.

Malgré son efficacité, l'hypnose est une méthode peu commune dans les salles d'accouchement.

Contrairement aux cours traditionnels d’éducation maternelle ou de préparation à l'accouchement, l'autohypnose implique une plus grande spécialisation des moniteurs et la formation de petits groupes de mamans. De plus, il s’agit d’une préparation qui nécessite plus d'efforts. En d'autres termes, l'hypnose est trop chère pour l'hôpital. Les futures mamans qui veulent suivre cette technique devront le faire par la voie privée, en se dirigeant vers un psychothérapeute. Cependant, il y a aussi beaucoup de gynécologues spécialisés dans cette technique.

Les cours d'autohypnose

La méthode la plus connue et appliquée dans les cours de préparation à l'accouchement avec autohypnose est composée de huit séances, une fois par semaine, pour des groupes formés de dix mamans tout au plus.

Ces cours débutent au septième mois de grossesse et, à la première session, les méthodes et les objectifs du cours sont expliqués. Au cours des séances suivantes, les premiers exercices de relaxation musculaires spécifiques sont expérimentés, ainsi que les premières «visualisations» d’images sereines et rassurantes, qui servent à la future maman pour se concentrer uniquement sur les instructions du thérapeute. Vers la moitié de la formation, des exercices de respiration sont effectués et les participantes apprennent le véritable art de l'autohypnose.

À ce stade, les mamans ont déjà identifié leur propre «rêve» et arrivent à le réaliser toutes seules: la maman entre dans un état de sommeil-veille-transe à la suite d'un signal précis, en fermant le poing. Ce geste est aussi accompagné d’un « blocage de la respiration » (après une longue inspiration, le souffre est retenu et on compte jusqu’à 11, un exercice qui doit être reproduit à la maison et être réalisé pendant les contractions de l’accouchement).

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