Mi-février, le Coronavirus, appelé maintenant officiellement Covid-19, a tué, selon les chiffres officiels, plus de 1.000 personnes.


Chaque jour, on découvre de nouveaux cas, y compris en France où, par exemple, des Britanniques ont été contaminés aux Contamines par l'un des leurs qui revenait d'Asie (les tests effectués sur les personnes en rapport avec ces malades, notamment dans les écoles que fréquentait un enfant concerné, se sont révélés négatifs). Selon les sources officielles, il y aurait déjà eu 30 cas de Covid-19 en Europe.

Si les scientifiques hésitent à prévoir l'évolution de la maladie et si, en Chine, la situation est prise très au sérieux par le pouvoir (on a même vu le Président Chinois avec un masque), il semblerait, selon certains spécialistes, que l'on ne soit pas loin de la période du reflux de l'épidémie.

C'est ainsi que des données regroupées par l’université Johns-Hopkins à Baltimore indiquent une stagnation de la propagation de l’épidémie, avec une quantité de nouveaux cas en baisse et un nombre de guérisons qui augmente beaucoup plus vite que celui des morts causées par le COVID-19.
Il n'en reste pas moins que l'épidémie a été classée « urgence de santé publique de portée internationale ».

Les ministres de la Santé de plusieurs pays doivent se réunir le 13 février à Bruxelles pour coordonner des mesures contre l’épidémie de ce Coronavirus.

Qu’est-ce que le coronavirus ?

Tout d’abord, « Coronavirus » n’est pas le bon nom de la maladie. Les scientifiques vont lui donner un nom spécifique, dans les règles du nommage des maladies (nom facile à retenir, sans référence géographique, raciale, etc..).

Le nom actuel compliqué est 2019-nCoV alors que « Coronavirus » est un nom générique que l’on donne à tous les virus de la famille des coronaviridae, des virus qui ont une sorte de capsule de protéines autour d’eux, en forme de couronne, d’où leur nom.

Les coronavirus sont responsables de plusieurs maladies comme des rhumes, grippes, complications respiratoires comme la pneumonie chez les patients immunodéprimés ou les bébés, mais aussi de choses plus graves comme des syndromes respiratoires graves, qui peuvent déclencher des épidémies.

Ce type de virus se propage par voie aérienne, secrétions et contact avec des objets contaminés.

Leur période d’incubation est en général de 3 à 6 jours.

Les traitements de ces virus se concentrent en général sur les symptômes.

Des épidémies déclenchées par des coronavirus ont déjà eu lieu.

Parti aussi de Chine, le SRAS-CoV, un syndrome respiratoire aigu sévère, a atteint une trentaine de pays dans le monde et a tué officiellement 774 personnes. Cette maladie était sans symptôme dans certains cas ou se manifestait par de la fièvre, une toux sèche, des douleurs musculaires, une fatigue importante, des maux de têtes ou même une détresse respiratoire forte. La chauve-souris a été désignée comme vecteur de transmission dans ce cas.

Le MERS-CoV (Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient) a tué lui 567 personnes dans 26 pays, avec plus ou moins les mêmes symptômes que le SRAS et une transmission également aidée par la chauve-souris, mais aussi le dromadaire.

À part ces 2 coronavirus très médiatisés, une petite dizaine d’autres Coronavirus existent et reviennent de manière régulière selon la saison et leur évolution, provoquant rhumes, allergies et autres maladies non mortelles.

Les symptômes du Coronavirus 2019-nCoV

Les symptômes de cette nouvelle maladie d’un coronavirus sont de la fièvre, une toux sèche, un essoufflement et parfois une détresse respiratoire, une défaillance multi-viscérale ou une insuffisance rénale aiguë.

On parle aussi de « pneumonie par coronavirus ».

En d’autres mots, les symptômes du Coronavirus ressemblent à ceux d’une grippe modérée.

Les personnes âgées et les malades ayant des maladies chroniques préexistantes (comme l’hypertension ou des maladies cardiovasculaires, hépatiques, respiratoires ou du diabète) semblent développer des formes sévères du 2019-nCoV.

Comment se transmet le Coronavirus 2019-nCoV ?

Dans le cas du Coronavirus 2019_nCoV, si, au début, on parlait de transmission par animaux (comme dans le cas du Sras ou du Mers) la transmission entre humains est maintenant avérée.

Dans ce cas, la maladie se transmet surtout par les postillons.

Il y a aussi une transmission par des aliments pas ou peu cuits.

Les aliments, et donc les produits animaux qui ont été cuits ou pasteurisés, peuvent être consommés sans problème, mais il faut les conserver précautionneusement pour éviter une contamination.

A priori, dans l’état actuel des connaissances, l’eau ou les fluides sexuels ne sont pas des vecteurs de transmission du Coronavirus 2019-nCoV.

En ce qui concerne les objets, l’hygiène et le nettoyage basiques suffisent à éviter tout problème, bien que le coronavirus 2019-nCov soit actif jusqu’à 3 heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide.

Peut-on stopper le Coronavirus 2019-nCoV ?

L’emballement des réseaux sociaux, les mesures de confinement prises en Chine et la parole assez libre au sujet de cette maladie, en Chine (alors que ce pays est réputé pour cacher ses problèmes) ont créé une vague de panique, d’autant plus qu’en Occident, les gens n’ont plus vraiment confiance dans la parole officielle sur la situation sanitaire.

Le Coronavirus 2019-nCoV est-il une pandémie qui menace une immense partie de la population comme la grippe espagnole qui, à la fin de la première guerre mondiale, tua quasiment autant de gens que 4 années de conflit ?

Peut-on rapidement trouver un vaccin et les laboratoires pharmaceutiques, ainsi que les États, vont-ils investir assez d’argent et de moyens, tant que le nombre de morts ne crée pas un intérêt économique ?

Comment chacun peut-il éviter la contamination ?

Pour l’instant, il semble que les produits de désinfection virucides soient efficaces.

Les solutions hydro-alcooliques d’hygiène des mains, les produits de désinfection pour dispositifs médicaux, les produits d’entretien pour l’environnement (comme l’eau de javel ou les produits hydro-alcooliques) sont très efficaces pour tuer le virus.

Le port d’un masque chirurgical est recommandé pour les malades qui ont des symptômes, mais le port du masque n’a aucune efficacité prouvée pour les personnes non malades.

Dans les transports en commun, il n’y a pas de consignes particulières, sauf les mesures habituelles contre la grippe : tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, se laver régulièrement les mains.

Les scientifiques travaillent sur l’évolution de l’épidémie : deviendra-t-elle une pandémie ou le virus mutera-t-il pour devenir un coronavirus « normal » qui ressort de temps en temps ?

Personne ne peut le dire actuellement.

Plusieurs traitements, utilisés pour d’autres pathologies virales, sont en phase de test, en France et en lien avec l’OMS.

Actuellement, seuls des traitements contre les symptômes sont utilisés contre le 2019-nCoV.

Comment être diagnostiqué du Coronavirus ?

Si on pense qu’on est atteint par le Coronavirus (donc qu’on a des signes d’infection respiratoire aiguë basse, avec une fièvre ou une sensation de fièvre et qu’on revient de Chine ou qu’on a été en contact avec une personne revenant de Chine), il faut appeler le SAMU et ensuite passer un examen biologique spécifique pour détecter la présence ou pas du Coronavirus.

Cet examen, initialement disponible à Paris, Lyon et Marseille est en cours de déploiement dans les centres nationaux de référence et quelques laboratoires hospitaliers. Il permet un diagnostic en 3 à 5h.

Cet examen est réalisé uniquement après validation du risque par le SAMU et par un infectiologue référent. Il s’agit d’un test de biologie moléculaire spécifique du nouveau virus 2019-nCoV. Le délai pour avoir un résultat est entre 3 et 5h.

Quelles sont les autres conséquences de l’épidémie de Coronavirus ?

Outre les conséquences directes, la paralysie imposée par le pouvoir en Chine provoque d’autres conséquences car la Chine est l’usine du monde dans la plupart des domaines, même certains qu’on ne soupçonne pas à première vue.

Ainsi, la Chine fabrique 90% de la pénicilline, 50% de l’ibuprofène et 60% du paracétamol (la dernière usine Européenne, en Isère, a fermé en 2008).

Si les laboratoires pharmaceutiques assurent qu’il n’y a aucun problème pour l’instant, plusieurs mois d’arrêt provoqueraient forcément des problèmes d’approvisionnement en médicaments.